Itinérant motards

au roadbook sans guidage présentiel

Présentation

1500 km de labyrinthe, de corniches en gorges, de parapets en pitons rocheux, les cols bercent comme un léger roulis, les panoramas s’enchaînent, cols, lacs, fontaines hameaux et villages.
D’escaliers de quartier en ruelles villageoises, les pierres dressées, les murets, guident les trajectoires.
Les frontières de la route s’inscrivent dans les forêts de roches et d’arbres, liserés de fougères ou de vignes, massifs maquis, immensités panoramiques de cimes, de golfes traversés doucement. Les haltes s’enchaînent aléatoires, à la loterie des rencontres et des regards.
Ce ne seront que courbes confortables, virages serrés, lacets vertigineux, épingles en dévers, enchaînements secs ou fermés, enfilades rapides, spectacles visuels, réitérés… à l’infini, de ports en rivières, de crêtes en vallées, dans les courbes les plus extrêmes.
Douceur des rivages de sables et roches, fraîcheur des rivières, pour finir le soir. 

  • Guidage ROADBOOK
  • Chambre double

À partir de 

520 € /pers.

  • 7 jours/7 nuits
  • À partir de 2 personnes
  • Petits déjeuners compris en hôtels** ou ***

TARIFS PAR SAISON

  • Basse Saison (avril – octobre) : 520,00 € /pers.
  • Moyenne Saison (mai – juin – septembre) : 590,00 € /pers.
  • Haute Saison (juillet – août) : 690,00 € /pers.

Programme jour par jour

Jour 1

Le Cap et ses corniches nous interpellent pour une découverte atypique de cette péninsule. Roulage le long d’un itinéraire original, des sites insolites et magiques. De routes littorales en surplombs, du ponant au levant par les cols, d’éoliennes en moulin. Les routes bordent les baies encaissées et vertigineuses, strient les flancs de la côte déchiquetée. De ports en piazzete les parcours flirtent avec le sentier des douaniers, parfumés de landes sauvages irlandaises, maillés de sentiers crétois, parsemés de hameaux adriatiques, constellés de vestiges pisans, génois, “Américains”, Corses, un kaléidoscope de beautés et d’histoires.
“il dito”? Le doigt en italien, i Capi Corsu , a Corsicà commence à se raconter là, dans ses uniques diversités.

  • Roulage 210 km

Jour 2

Terre d’échanges avec les pièves et régions alentours, la Balagne est riche, de couleurs, de chaleurs et de décors. Le Ghjunsani dévoile sa ligne d’horizon tachetée de névés, lits des ruisseaux et orées des forêts à ses pieds. Enchaînements de petits ponts et de circonvolutions, la roche brute et ocrée forme une haie dans les ruelles de Spéloncato, nid d’aigle qui domine le Reginu. Portées par le vent, les sonorités des clochers fusionnent, cloisonnent de leur rythme apaisant, les journées des vergers et des oliveraies sur les contreforts de Calenzana. Les ruines de l’Argentella et les versants abrupts de blanc ou d’ocres perforent la mer, au loin les pointes de la Revelata et de Notre Dame de la Serra.
Les rochers rosissent jusqu’à rougir, dans le lit du Fangu qu’ ils tapissent d’ouvrages chatoyants, couleurs d’orient. Les eaux limpides glissent doucement vers l’anse de Galeria, le Filosorma, berceau, l’été, des transhumances niolines. Girolata et Porto narguent de leur naturelle beauté, Piana, la superbe, qui les magnifie.

  • Roulage 200 km

Jour 3

Feed back et 360° sur le Golfe de Porto, du belvédère de Piana aux plages d’Arone ou de Ficajola, Cargèse, la belle côtière apparaît. Muna domine silencieusement les méandres du Liamone rejointes par le Cruzzini, portes des vallées intérieures, sauvages et solitaires. Incursion dans la vallée de la Gravona, la Cinarca incite à un deuxième passage, sur l’autre versant des gorges matinales.
Les brises de mer caressent les cordons de sable, les lames de fond sourdent dans le golfe de Sagone. Les couchants multiples naissent au détour singulier de Villanova, les landes de
la Parata se couchent et bruissent dans l’éclat mauve des griffes de sorcières. Au loin, le lazaret se moque des rouleaux et de l’écume des Sanguinaires, la citadelle offre sa baie.

  • Roulage 150 km

Jour 4

Sur la crête, entre les golfes d’Ajaccio et du Valincu, Coti Chiavari ouvre les couleurs d’une  nouvelle journée, la route sinueuse comme une corde délaissée, offre des prismes colorés, de Capu di Muro à Cupabia. Ascension lente et courbée le long du Taravu au col de Celaccia, le Rizzanese et son onde pure nous dépose aux pied des ceps de Fiumiccicoli.
Le zénith prend place à Tizzano, petit port ouvrant tous ses chemins ses trésors, de Sénétosa à Campomoru et Roccapina. Les chaines du Catenacciu résonnent autour de la place Porta vers Mola, dernière sentinelle sur la vallée de l’Ortolu, l’extrême sud , en vis-à-vis la Sardaigne, qui restera en mirage miroir tout l’après-midi, jusqu’aux venelles et falaises de Bonifacio. La beauté pure de Palombaggia ne cesse qu’aux salants, au pied de la citadelle de Porto Vecchio.

  • Roulage 250 km

Jour 5

Brèches, défilés, cascades, gorges, lacs, aiguilles, plateaux, chutes, pozzi, bois d’épineux ou de feuillus, solides maisons granitiques, elles aussi tentées par les sommets, l’Alta Rocca s’habille de toutes ses élégances et paraît dans les lumières du matin. Le lac de l’Ospédale tire ses brumes écossaises et laisse éclore ses parfums d’immortelle et de résine. Le plateau de l’Alta Rocca s’étire et se réduit, accroche la vie sur ses flancs , humides et frais au nord , étincelant de chaleur au sud. Coiffée du plateau du Cuscionu, Quenza est l’étape culinaire de ce voyage montagneux. Franchir les cols de Bavella et Larone pour se poser dans le lit rafraîchissant de la Sulenzara et ses plongeoirs naturels ou dans l’alcôve chaleureuse de la marine de Canedda. Les vignes Tyrrhénienne forment l’horizon, la sentinelle du Rotondu se montre, couronnée par l’astre au coucher, avant que Corte, première cité des lumières, n’éclaire le soir.

  • Roulage 200 km

Jour 6

L’intérieur de l’intérieur, l’origine des traditions et des secrets, où tout semble fermé et silencieux. La vie rurale, dure et besogneuse, accroche des sourires, marqués par les rides du temps et le cuivre du soleil. Les décors semblent presque vierges de San Lorenzu à Rusiu, après Castineta, le col de Prato bascule en Castagniccia, le San Petrone domine la châtaigneraie de La Porta à Stazzona, les sources naturelles, gazeuses, férugineuses, éclosent tels de petits geysers dans la mousse des sous-bois. La charcuterie répand ses effluves à travers les portes massives des écuries reconverties en cave, les papilles s’activent, le palais apprécie les goûts, le poivre et le fumé, le pain croustillant,, la robe du Niellucciu glissant sur le verre. Les virages jalonnent encore la route jusqu’à Morosaglia, Ponte Leccia, avant de longer la Balanina, par les villages de la piève de Canale, où sont encore cachés tant de secrets. Les Agriates fermeront le ban à la naissance du chemin des douaniers, où la citadelle de Saint-Florent sera la dernière à briller.

  • Roulage 200 km

Jour 7

Les strates rondes et ocres du calcaire érodé, forment un canyon singulier , délimitant l’emprise des vignobles et des cépages de Patrimoniu, enrichissant les sols de son acidité. De sillons en ceps tordus et chargés, les colimaçons d’Oletta et de Poggio mènent à différentes terrasses sur le magnifique panorama du Nebbiu et de la baie. Les marbres vert et blanc de San Michele épurent finement ses façades, les pagliaghje se succèdent avec leur chapeau de terre perclus d’herbes folles et de fleurs champêtres, le col de Bigorno se dévoile sur le San Petrone nimbé de nuages. La descente vertigineuse vers la vallée du Golo, sur une route miniature ou seuls les ravins vierges de parapets sont à l’échelle de la réalité. Casinca, Tavagna, Alesani, Costa Verde ces pieves ancestrales, héritières des savoirs jamais évaporés, nous guident dans une dernière farandole des sens. Bastia et ses vieux quartiers accompagnent nos pas, du palais des Gouverneurs à Saint Joseph, sur les quais du vieux port à la place du marché.

  • Roulage 200 km

Jour 8

Petit déjeuner – départ pour 10 h au plus tard. Bastia à 30 km

  • Dispersion Bastia 30 km